Cap sur le Pérou pour découvrir la tradition artisanale Shipibo

Qui sont les Shipibo ? C’est une tribu péruvienne qui conserve une tradition artisanale unique en son genre dans l’univers du textile, de la broderie, de la poterie et des bijoux. Les Shipibo vivent de l’agriculture et l’artisanat. Ils sont localisés dans des villages sur les rives du río (rivière) Ucayali, en Amazonie. Partons à la découverte de leurs savoir-faire artisanaux. Un travail remarquable du tissu L’un des points qui distinguent l’artisanat péruvien est le travail du textile. Il ne nécessite l’utilisation d’aucune machine. Grâce à un large éventail de couleurs et de motifs qui leur sont propres, chaque pièce est authentique. Le savoir-faire des artisans Shipibo dans le tissage et le tricotage a été transmis de génération en génération depuis des millénaires. Ils sont méticuleux, créatifs et patients dans la transformation du coton péruvien et de la laine d’Alpaga en nappes, sacs, tapis ou vêtements. Des motifs inspirés de la Nature Les Shipibo débordent d’imagination et de créativité qui leur permettent de concevoir des vêtements et accessoires aux mille couleurs comme le Chullo, le bonnet emblématique du Pérou. Les ponchos et les jupes sont conçus avec des motifs fleurs ou géométriques. Les broderies parées d’arabesques colorées symbolisent leur énergie et leur bonne humeur. La nature est la principale source d’inspiration des Shipibo. Leurs créations arborent donc également des motifs représentant des animaux ou végétaux. Des bijoux en graines de plante Les bijoux sont principalement confectionnés par les femmes de cette tribu. Ils sont constitués de différents types de graines trouvés dans la forêt. Ces plantes peuvent également avoir été cultivées à cet effet. Les principales graines utilisées sont l’Ashira (noir), le Rosario (blanc/gris), le Pashaka (marron), le Corazón (en forme de cœur) et l’Huayruro (rouge). Ces dernières sont considérées comme porte-bonheur selon la tradition...

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Le rotin, un travail artisanal intemporel

Le rotin provient d’un palmier du nom de rotang que l’on trouve dans les forêts d’Asie du sud. Il s’agit d’un matériau fin et résistant facile à travailler puisqu’il gagne en flexibilité une fois mouillé. La Malaisie offre une très grande diversité de ces arbres qui poussent naturellement dans les forêts vierges. C’est de leurs longues lianes, dont on ôte les feuilles et les épines, que provient le rotin. On peut ensuite démarrer le travail de ce matériau jaune pâle. Récolte et préparation Le rotin est d’abord découpé en bandes de même épaisseur, puis rassemblé en petites bottes pour être mis à bouillir dans de l’huile de coco et du gasoil. Ses matières grasses sont ensuite extraites avec du sable et de la balle de riz. Cette procédure de nettoyage se termine par un lavage à l’eau claire. Le séchage peut alors commencer au soleil. Pour garantir une couleur homogène, le rotin doit être tourné toutes les 48 heures.     Mobilier d’intérieur ou d’extérieur Ce rotin naturel ayant gardé son écorce, il est parfaitement apte à résister aux intempéries après avoir été vernis. Il s’agit donc du matériau idéal pour fabriquer des meubles bistrot destinés à orner les terrasses des restaurants ou des hôtels. Concernant le mobilier d’intérieur, il est réalisé avec du rotin écorcé. Il s’agit généralement de rotin tâché qui a subi un ponçage et qui peut alors être teinté. On peut ainsi obtenir des meubles pour bistrot colorés tout aussi solides en intérieur qu’en extérieur. Le rotin écorcé rendu poreux et fibreux peut également être transformé en moelle de rotin pour permettre le tissage de mobilier tel que des chaises ou encore des fauteuils. C’est ainsi qu’on réalise le cannage des chaises ou les ligatures d’assemblage de tout autre mobilier. Des sites spécialisés dans le rotin, comme www.rotin-design.com proposent toutes sortes de meubles. Des conseils d’entretien du mobilier en rotin :...

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Le tapis mohair de Madagascar : un art traditionnel

Résistant et soyeux, le tapis mohair est un véritable chef-d’œuvre. C’est uniquement à Madagascar qu’on le noue encore à la main. La région Sud, notamment la ville d’Ampanihy, est le gardien de cet art authentique, unique au monde. Les natifs, hommes et femmes, de la région préservent jusqu’à ce jour les techniques de tissage traditionnel. Ampanihy, berceau du vrai tapis mohair C’est dans cette commune urbaine malgache, située dans la région Sud-Ouest, que l’on découvre les vrais tapis mohair. Ce capital du pays Mahafaly est le cœur des métiers à tisser, surtout en ce qui concerne le tapis mohair. Il invite les visiteurs, nationaux et internationaux, à découvrir la conception de cet art artisanal, depuis le travail de la laine jusqu’au tissage passant par l’application des motifs. Ampanihy regorge d’autres attractions majeures, ne serait-ce que la présence de l’un des plus gros baobabs au monde dans la région. Fabrication des tapis mohair à Madagascar À Madagascar, notamment dans la ville d’Ampanihy, les techniques de tissage traditionnel sont toujours dans la pratique. Les artisans proposent trois types de tapis différents : tapis à simple point, tapis double épaisseur à points noués et tapis triple épaisseur. Les couleurs les plus utilisées sont le marron et le blanc. Les motifs représentent souvent les richesses de la Grande Ile comme le baobab et l’aloalo. Chèvres purs angoras La laine fournie par les chèvres angoras est particulièrement de qualité fiable. Cette matière de qualité exceptionnelle est fine, longue et soyeuse. Les espèces à cornes droites sont à même de fournir une longue fibre de 20 cm. Très poilues, celles à cornes incurvées offrent jusqu’à 4 kg de laine par animal quand vient la période de tonte. Seul ou associé à d’autres textiles, le mohair permet de confectionner, en dehors des tapis, des vêtements de luxe et des...

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